21.09.2005
Historique
Je venais de créer la collection « Voyageurs » aux éditions Payot, et j’allais bientôt y créer la « Petite Bibliothèque Payots/Voyageurs ». Aux éditions Phébus j’éditais les classiques oubliés de l’aventure et du voyage, les chefs d’œuvres de la littérature maritime, et un bon lot également d’écrivains-voyageurs vivants. A la Table Ronde je créais la collection « Le Grand Dehors » en m’attachant plus particulièrement à mettre en avant cet autre versant du « travel writing » que sont les écrits sur la nature : W.H. Hudson, Audubon, John Muir, etc. Et je commençais l’énorme travail de « ressusciter » Stevenson, non seulement en publiant les textes de lui qui restaient inconnus ( y compris d’ailleurs du public anglo-saxon), particulièrement ses essais sur la littérature, sa correspondance avec Henry James, ses grands textes négligés des mers du Sud, l’intégrale de ses nouvelles puis de ses récits de voyage, mais aussi en entreprenant d’écrire une vaste biographie, qui impliquait rien moins que de retrouver et traduire toutes ses lettres existantes — tout cela pour donner une profondeur à ce désir qui m’animait d’une « littérature-monde », redonner ses lettres de noblesse aux littérature dites de voyage ou d’aventures, s’arracher enfin au « trois pièces-cuisine » du roman français, aider à ce que celui-ci s’ouvre à tous les vents du monde. Bref, je faisais feu de tous bois. Parce qu’en tant qu’écrivain j’étouffais dans le « milieu » français — et que j’avais besoin d’espace pour respirer.
C’est dans le droit fil de ce travail qu’est né le festival «Etonnants Voyageurs». C’est dans le droit fil de ce travail qu’est née la revue « Gulliver ».
C’est dans le droit fil de ce travail qu’est né le festival «Etonnants Voyageurs». C’est dans le droit fil de ce travail qu’est née la revue « Gulliver ».
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